Direction ici.
J’en vois le bout. Enfin.
Sept ans en arrière je n’y aurais sûrement pas cru. Des doutes, des mensonges. Et puis encore… Puis j’y suis. Enfin. Vraiment ? Pas encore. Une année qui s’avère intense. Enrichissante
mais éprouvante. Des rencontres : inoubliables. Perdues, un jour peut-être.
Des couloirs, des fenêtres qui donnent sur les tours. Je suis enfermée et étouffée. Je n’y arrive plus. C’est un calvaire. Continuer ? Finir ? Faire le bon choix.
Des ambitions abandonnées. Des lampes qui s’assombrissent au petit matin. Le regard pesant, les mains tremblantes, une copie rendue. Désespoir écrit. Critique honteuse. L’angoisse, les pleurs, le
retrait. Première, dernière peut-être. A l’aide.
Des secondes, des heures, des semaines, une année qui se suivent.
Vouloir soudainement tout arrêter. Renoncer à ça, à elle. Un dernier regard et fermons la porte de ce souvenir.
Retrouver le sommeil tout d’abord. Retrouver ses rêves et ses passions. Retrouver l’envie de réussir.
Un nouveau cadre, de nouvelles apparences, trompeuses parfois.
Ecouter, penser, noter, méditer, rêver et découvrir. Tels sont les mots clés de ces deux années.
Solitaire à mes heures perdues, je retrouve ce goût égaré au fond de l’abyme.
Me comprennent-ils ? Non, pas vraiment. Difficulté à leur parler à eux. Des étrangers, presque. Moi sans doute. Ce souvenir intarissable qui me ronge.
Un Beaujeu et son cheval blanc. Une prose de Baudelaire. Un intérêt pour ce roman en vers. A étudier plus tard ? Notons cela.
Une retrouvaille, une haine plus forte que jamais. Les premières, surprenantes, voire excellentes. Ce sourire en coin de lèvres qui revient au fur et à mesure.
Le jour augmente et décroît. Un amphithéâtre déserté. Connaissance de lui. Lui qui m’enivrera dans sa spirale. Rupture effarante et solitaire. Puis lui et encore lui, et enfin lui.
Une mauvaise année, des notes sans-retour. Une absence remarquée. Cette angoisse qui s’était blottie au fond de moi finit par remonter le long de mon échine. Je l’avais pourtant définitivement
oubliée. Mais elle est là, prête à me faire succomber une seconde fois.
Perte de mémoire et validation par la grâce des dieux.
Partons ailleurs, loin d’ici.
Un labyrinthe qui n’en finit plus. Une constante présence humaine.
Une réflexion plus que profonde, une stupéfaction devant cette bourgeoise du XVIe siècle.
Des lettres puis des phrases qui défilent. Le ventilateur qui ronronne et ce temps qui se fait nauséabond. Les heures et les journées passent. Le tic-tac de cette montre, un regard sur ce livre,
un mot de plus.